NEW YORK (AA)
Le président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, comme lors des réunions précédentes de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) auxquelles il a participé au fil des années, attirera cette année encore l'attention du monde sur le génocide qui se déroule à Gaza.
Selon les informations compilées par le correspondant de l'AA, même quand il était Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan a porté à l'ordre du jour mondial le génocide commis par Israël en Palestine lors des réunions de l'ONU, faisant ainsi entendre la voix de la Palestine.
Lors de ces réunions, Erdogan appelait régulièrement la communauté internationale à agir ensemble contre l'oppression israélienne, soulignant fréquemment que la solution réside dans la création rapide d'un État palestinien indépendant et souverain, basé sur les frontières de 1967 et ayant pour capitale Jérusalem-Est.
Lors de son discours à la 62e Assemblée générale en 2007, alors qu'il était Premier ministre, Erdogan a déclaré que l'une des principales sources d'instabilité dans la région où se trouve la Türkiye était le problème du Moyen-Orient.
Erdogan a ajouté qu'ils considéraient la question palestinienne, qui a des répercussions dans toute la région et au-delà, comme la question centrale du conflit au Moyen-Orient, et qu'il s'agissait d'une lutte que non seulement les pays de la région, mais aussi ceux en dehors de la région, devaient mener ensemble.
Soulignant que la situation est devenue encore plus difficile en raison de la division politique interne en Palestine, Erdogan a déclaré : « Une solution politique durable à la question palestinienne et une paix globale basée sur la vision de deux États avec Israël revêtent une grande importance non seulement pour la région, mais aussi pour la stabilité mondiale. Nous croyons que la résolution du conflit israélo-palestinien aura également un effet positif sur le règlement d'autres problèmes dans la région. Nous sommes prêts à apporter tout le soutien possible aux efforts pour relancer le processus de paix et à contribuer à la réunion internationale prévue. »
Lors de son discours à la 64e Assemblée générale en 2009, Erdogan a également souligné que l’un des enjeux régionaux auxquels la Türkiye accordait une attention particulière était le conflit israélo-palestinien. Insistant sur le fait qu’ils considéraient la solution à deux États comme une condition indispensable à la paix mondiale, Erdoğan a envoyé le message : « La Türkiye a toujours été aux côtés du peuple palestinien et continuera de l’être. »
Soulignant que des personnes vivent dans des tentes à Gaza et qu’il n’y a pas d’eau potable disponible, Erdogan a déclaré : « Face à cette situation, accomplissons-nous notre devoir humanitaire ? Que peuvent faire l’ONU ou le Conseil de sécurité ? Ont-ils vraiment un pouvoir de sanction ou pas ? C’est sur ce point que nous devons porter une attention particulière. Les promesses faites pour Gaza n’ont pas été tenues. »
Erdogan a souligné qu'il est extrêmement important que la communauté internationale ne perde pas son intérêt et sa sensibilité sur le sujet, afin de donner un nouvel élan aux efforts visant à résoudre le problème, et il a ajouté : « Nous appelons toutes les parties concernées à ne pas rester indifférentes à ce problème et à ne pas fermer les yeux sur de nouvelles souffrances. »
Erdogan a souligné, lors de son discours à la 66e Assemblée générale en 2011, que l'incapacité à résoudre le conflit entre la Palestine et Israël, et au contraire le fait de sacrifier à chaque fois le droit et la justice pour des équilibres politiques, constituait le plus grand coup porté au sentiment de justice internationale, et il a mentionné qu'il existait des centaines de résolutions adoptées sous l'égide de l'ONU mais ignorées par Israël.
Erdogan a exprimé que l'ONU est trop impuissante pour prendre des mesures permettant de mettre fin au drame humain que vit le peuple palestinien et s'est demandé : « Quand le Conseil de sécurité de l'ONU prend des décisions de sanctions pour différents pays, reste-t-il silencieux envers ceux qui ne les respectent pas, exactement comme il le fait pour Israël ? »
Erdogan a souligné que les terres palestiniennes sont occupées et a déclaré :
C’est Israël qui utilise une force disproportionnée, mais c’est encore Israël qui n’est pas sanctionné. Les colonies illégales qui continuent malgré tous les appels de la communauté internationale sur les territoires palestiniens occupés et le blocus de Gaza sont dans ce cadre les deux aspects les plus marquants. Je demande : est-ce que la Déclaration universelle des droits de l’homme prévoit d’isoler ou d’exclure une société des relations internationales ou des relations humaines ? Dans la Déclaration universelle des droits de l’homme que j’ai lue, il n’y a rien de tel. Si vous voulez faire entrer une seule tomate en Palestine, vous êtes soumis à l’autorisation d’Israël, et je ne considère pas ça comme humain.
Notant que la question n'est pas seulement une simple équation de « paix pour la sécurité », Erdogan a déclaré : « Vous devez comprendre qu'il n'est plus possible de maintenir un état de conflit constant en lisant correctement le nouveau paysage politique et humain qui commence à émerger au Moyen-Orient. Si nous, en tant que communauté internationale, croyons à l'idéal de l'ONU de maintenir la paix et la sécurité internationales, Il faut contraindre Israël à la paix malgré ceux qui dirigent ce pays, et montrer clairement à ce pays que la loi n'est pas au-dessus de tout. »
Erdogan a souligné que l'une des mesures les plus importantes à prendre dans ce sens est de répondre à la juste revendication du peuple palestinien pour être reconnu en tant qu'État et de permettre aux représentants de l'État palestinien de prendre leur place légitime en tant que membres de l'ONU dans cette grande assemblée, en ajoutant : « Le soutien de la Türkiye à la reconnaissance de l'État palestinien est inconditionnel. La Türkiye est prête à faire tous les efforts nécessaires pour établir la paix dans la région du Moyen-Orient. »
Erdogan a porté la question palestinienne à l'ordre du jour mondial lors de son discours à la 69ᵉ Assemblée générale de l'ONU en 2014, la première fois qu'il s'adressait à cette instance en tant que président. Soulignant que ce problème est à l'origine de nombreux autres dans la région, Erdogan a déclaré : « Il est politiquement, humainement et moralement impératif de mettre immédiatement en œuvre une solution à deux États en Palestine, de lever le blocus de Gaza et d'établir un État palestinien indépendant et durable aux côtés d'Israël. »
Appelant l'ONU à agir pour les problèmes mondiaux, Erdogan a poursuivi : « Sans plus de délai, avant que davantage d'innocents perdent la vie et que la conscience mondiale soit davantage blessée, l'ONU doit intervenir de manière décisive. Je tiens à souligner que le monde est plus grand que cinq. Il n'est pas acceptable que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU paralysent l'organisation de manière à ce qu'elle ne reflète pas les réalités mondiales. »
Notant que les décisions peuvent rester coincées entre les lèvres d’un pays, Erdogan a déclaré : « Alors que plus de 2 000 personnes innocentes ont été tuées en seulement quelques mois en Palestine, l’ONU n’a pas été en mesure de produire la solution attendue. En Syrie, plus de 200 000 personnes ont été tuées en quatre ans et près de 9 millions de personnes ont été déplacées, et l’ONU n’a encore une fois pas pu proposer de solutions efficaces. »
Le président Erdogan avait également déclaré lors de son discours à la 71e Assemblée générale de l’ONU en 2016 que permettre au peuple palestinien de vivre dans une Palestine libre, fondée sur la solution à deux États et avec Jérusalem-Est comme capitale, serait un moyen de créer un havre de paix pour chaque Palestinien et que la communauté internationale avait une dette envers les enfants palestiniens.
Lors de son discours à la 72ᵉ Assemblée générale des Nations Unies en 2017, Erdogan a également souligné que la poursuite du processus de paix n'était possible que si Israël arrêtait immédiatement ses activités de colonisation illégales et prenait des mesures en faveur d'une solution à deux États. Erdogan a déclaré : « Dans ce cadre, j'invite la communauté internationale à soutenir nos frères palestiniens à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza dans leur lutte pour un État palestinien indépendant et territorialement intact. »
Lors de son discours à la 73ᵉ Assemblée générale des Nations Unies en 2018, Erdogan a attiré l'attention sur le fait que les massacres commis par le passé en Bosnie, au Rwanda, en Somalie, et plus récemment au Myanmar, ainsi que ceux encore en cours en Palestine, se déroulaient tous sous les yeux du Conseil de sécurité de l'ONU, en déclarant : « Ceux qui ne s'élèvent pas contre l'oppression exercée sur les Palestiniens et qui cherchent à réduire l'aide qui leur est destinée ne font qu'encourager le courage des oppresseurs. Même si le monde entier se détourne, nous, en tant que Türkiye, continuerons à soutenir les Palestiniens opprimés et à défendre le statut historique et juridique de notre première qibla, Jérusalem.
Le président Erdogan, lors de la 74e Assemblée générale des Nations Unies en 2019, a attiré l'attention sur le fait que l'un des endroits où l'injustice est la plus ressentie dans le monde se trouve dans les territoires palestiniens occupés par Israël.
Montrant les cartes de la région, le président Erdogan a déclaré : « En 1947, Israël est presque inexistant ici, tout est Palestine... Il y a un plan de partage en 1947 et la Palestine rétrécit, Israël grandit. Je passe à 1967, avec 1949 Israël grandit, la Palestine rétrécit. Je viens jusqu'à aujourd'hui, la situation actuelle est qu'il n'y a presque plus de Palestine, presque tout est Israël. Israël est-il rassasié ? Non, il ne l'est pas. Israël cherche maintenant à prendre ce qui reste. Alors, les décisions qu'a prises le Conseil de sécurité de l'ONU et les Nations Unies concernant Israël sont-elles mises en œuvre ? Non, elles ne le sont pas. Dans ce cas, à quoi sert alors l'ONU ? Si, sous ce toit, nous ne pouvons pas avoir d'effet avec les décisions que nous prenons, où se concentrera alors la justice ? Voilà notre problème. »
En ce qui concerne Jérusalem, Erdogan a déclaré que la position de la Türkiye était claire, en disant :
« La solution est l'établissement rapide d'un État palestinien indépendant avec des frontières claires basées sur celles de 1967 et pour lequel Jérusalem-Est serait la capitale, sur des terres homogènes. Tout autre plan de paix n'a aucune chance d'être juste, accepté ou appliqué. Je demande depuis le podium de l'ONU : quelles sont les frontières de l'État israélien ? S'agit-il des frontières de 1948, de celles de 1967, ou y a-t-il d'autres frontières ? Tout comme pour les autres territoires palestiniens occupés, comment se fait-il que les hauteurs du Golan ou les colonies en Cisjordanie puissent être usurpées devant le monde si elles ne font pas partie des frontières de l'État ? »
Le président Erdogan, participant à distance à la 75ᵉ Assemblée générale de l'ONU en 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, a également souligné que l'ordre d'occupation et d'oppression en Palestine, qui est une plaie saignante pour l'humanité, continue de faire souffrir les consciences, en déclarant :
En tant que Türkiye, nous ne soutiendrons aucun plan que le peuple palestinien n’accepte pas. Le fait que certains pays de la région participent à ce jeu ne signifie rien d'autre que servir les efforts d'Israël pour éroder les paramètres internationaux fondamentaux. Les pays qui annoncent leur intention d’ouvrir une ambassade à Jérusalem en violation des résolutions de l’ONU et du droit international ne font qu’aggraver le conflit par cette attitude.
Les critiques du président Erdogan envers Israël ont poussé l'ambassadeur d'Israël à quitter la salle. Le représentant permanent d'Israël à l'ONU, Gilad Erdan, a quitté la salle alors que le président Erdogan parlait des « politiques de répression, de violence et d'intimidation » d'Israël envers la Palestine.
Le président Erdogan a également souligné lors de la 76e Assemblée générale de l'ONU en 2021 que tant que l'oppression contre le peuple palestinien se poursuit, il n'est pas possible que le Moyen-Orient connaisse une paix et une stabilité durables. Erdogan a déclaré : « Pour cela, les politiques d'occupation, d'annexion et de colonisation illégale doivent absolument et immédiatement cesser. Nous continuerons à nous opposer aux violations du statut international de Jérusalem basé sur la résolution de l'ONU de 1947, à la sacralité de l'Esplanade des Mosquées et aux droits du peuple palestinien. »
Lors de son discours à la 77e Assemblée générale de l'ONU en 2022, Erdogan a également souligné qu'en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, dont ils jugent nécessaire la résolution pour établir une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient, ils soutiennent fermement la vision à deux États. Il a déclaré : « Il est essentiel de respecter l'identité historique et culturelle de Jérusalem ainsi que la sacralité de l'Esplanade des Mosquées, de mettre fin aux activités de colonisation illégale dans les territoires occupés et d'assurer la sécurité des vies et des biens des Palestiniens. »
Le président Erdogan, dans son discours à la 78ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2023, a déclaré : « Nous continuerons à soutenir le peuple et l'État de Palestine dans leur lutte pour obtenir, sur la base du droit international, leurs droits légitimes. » Erdoğan a également ajouté : « Pour le répéter une fois de plus, il est difficile pour Israël de trouver la paix et la sécurité qu'il recherche tant que l'État palestinien, indépendant et doté d'une intégrité territoriale basée sur les frontières de 1967, n'est pas réalisé. Dans ce cadre, nous continuerons à suivre et à veiller au respect de la position historique de Jérusalem, et en particulier de l'esplanade des Mosquées. »
Dans son discours à la 79ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2024, le président Erdogan a souligné qu'ils continueraient à soutenir le peuple et l'État de Palestine dans leur lutte pour obtenir, sur la base du droit international, leurs droits légitimes.
Le président Erdogan a exprimé sa satisfaction de voir le représentant de la Palestine, amie et sœur, à la place qui lui revient parmi les pays membres, après de longues luttes, en déclarant : « J'espère que cette étape historique marquera la dernière courbe sur le chemin de l'adhésion de la Palestine à l'ONU. J'invite les autres États qui ne reconnaissent pas encore la Palestine à se ranger du côté de l'histoire en cette période critique et à reconnaître l'État palestinien sans tarder. »
Erdogan a souligné que l'on a été témoin que la paix et la sécurité internationales sont trop importantes pour être laissées au gré de cinq pays privilégiés, citant comme exemple le plus dramatique le massacre qui se poursuit à Gaza.
Erdogan a ajouté :
« Hé, les organisations de défense des droits humains, ceux de Gaza et de Cisjordanie ne sont-ils pas humains ? Les enfants en Palestine n'ont-ils pas le droit d'étudier, de vivre, de jouer dans la rue ? Hé, les médias internationaux, les journalistes qu'Israël abat en direct et contre les bureaux desquels il mène des raids, ne sont-ils pas vos collègues ? Hé, Conseil de sécurité de l’ONU, qu’attendez-vous de plus pour arrêter le génocide à Gaza et dire 'stop' à cette oppression, à cette barbarie ? Qu’attendez-vous de plus pour arrêter le réseau de massacre qui met en danger sa propre population pour des ambitions politiques et entraîne toute la région vers la guerre, avec le peuple palestinien ? Hé, vous qui soutenez Israël sans condition, combien de temps encore allez-vous porter la honte de rester spectateurs de ce massacre et de participer à cette sauvagerie ? »
Erdogan a souligné que la seule raison de l'agressivité d'Israël envers le peuple palestinien est le soutien inconditionnel qu'un petit nombre de pays lui apportent, et a déclaré : « Les pays influents sur Israël participent ouvertement à ce massacre avec une politique de ‘fuir le lièvre et poursuivre le lévrier’. Ceux qui prétendent s'efforcer d'obtenir un cessez-le-feu en public continuent en coulisse à envoyer des armes et des munitions à Israël pour lui permettre de poursuivre ses massacres. C’est de l’incohérence et de l’insincérité. »
Erdoğan a souligné qu'il ne faut plus donner de crédit aux manœuvres dilatoires et trompeuses d'Israël, et a déclaré que, dans un contexte où la résolution 2735 du Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas appliquée, des mesures contraignantes à l’encontre d'Israël doivent être mises à l’ordre du jour.
Erdoğan a également déclaré qu'ils soutenaient le procès intenté par la République d'Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice afin que les crimes commis par Israël ne restent pas impunis.
Dans ce procès auquel la Türkiye a demandé à intervenir, Erdogan a exprimé qu'ils prendraient toutes les mesures nécessaires pour que la justice soit rendue, et a ajouté : « Nous menons et nous mènerons tous les combats juridiques pour que le sang de notre fille Ayşenur Ezgi Eygi, qui a été touchée à la tête par des soldats israéliens lors d'une manifestation pacifique à Naplouse, ne reste pas au sol. »
Le président Erdogan a commencé son discours à la 80e Assemblée générale de l'ONU l'année dernière en exprimant sa tristesse que le président de l'État de Palestine, Mahmoud Abbas, ne puisse pas assister à l'assemblée, à un moment où de plus en plus de pays reconnaissaient la Palestine.
Prenant la parole aux côtés des citoyens turcs pour représenter les sentiments du peuple palestinien dont on voulait réduire la voix, Erdogan a déclaré : « Je remercie tous les pays qui ont annoncé qu'ils reconnaîtraient l'État de Palestine, et j'appelle ceux qui n'ont pas encore pris cette décision à agir rapidement.
Le président Erdogan, rappelant qu'Israël avait intentionnellement tué 250 journalistes travaillant pour la presse nationale et internationale à Gaza à cette époque et interdit toutes les entrées à Gaza, a déclaré : « Israël n'a quand même pas pu cacher le génocide. Je soutiens de tout cœur le Secrétaire général M. Guterres, qui attire l'attention à chaque occasion sur le génocide en cours sur les terres palestiniennes, et je le félicite à nouveau pour son courage. Cependant, malheureusement, les Nations Unies n'ont même pas pu protéger leurs propres employés à Gaza. 500 personnes qui se précipitaient pour aider les habitants à Gaza ont été tuées. Parmi eux, 326 sont du personnel de l'ONU. »
Soulignant qu'à Gaza, ce ne sont pas seulement des personnes qui sont tuées, mais que les terres agricoles, les jardins et les monuments historiques sont détruits de manière délibérée, Erdogan a montré depuis la tribune des photos révélant le drame humain qui se déroule à Gaza.
Le président Erdogan a déclaré : « Je le dis ouvertement depuis cette tribune. Je l’exprime depuis cette tribune, il n’y a pas de guerre à Gaza. On ne peut pas parler de deux camps à Gaza, d’un côté il y a une armée régulière avec les armes les plus modernes et les plus meurtrières, de l’autre il y a des civils innocents, des enfants innocents. Ce n’est pas une lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’une politique d’invasion, de déportation, d’exil, de génocide, ou plutôt de massacre de masse, menée sous prétexte de l’événement du 7 octobre. »
Le président Erdogan a souligné aujourd’hui que pendant que Gaza est détruite sous le prétexte du Hamas, la Cisjordanie, où le Hamas n’est pas au pouvoir, est également progressivement occupée et que des civils innocents sont exécutés.
Erdogan, qui a déclaré que 'Israël ne se limite pas à Gaza et à la Cisjordanie, mais menace aussi la paix régionale en menant des attaques contre la Syrie, l'Iran, le Yémen et le Liban', a rappelé à la délégation récemment réunie au Qatar pour des négociations de cessez-le-feu que l'Israël avait mené des attaques.
Le président Erdogan a souligné que non seulement les voisins, mais tous les pays du Moyen-Orient faisaient face aux menaces effrontées du gouvernement israélien et a ajouté :"
À ce stade, nous devons tous reconnaître cette réalité ; le gouvernement israélien, guidé par une obsession pour la terre promise, met en péril la paix régionale et les acquis communs de l’humanité à travers une politique expansionniste. La ville sainte de Jérusalem, patrimoine commun de l’humanité et lieu sacré des trois religions monothéistes, est la cible directe de ce radicalisme. Cette folie qui dérange même les Juifs de conscience, qu’ils ne cautionnent pas, et qui nourrit l’antisémitisme dans le monde entier, ne peut plus continuer. Un cessez-le-feu doit être rapidement instauré à Gaza, les attaques doivent cesser et l’entrée de l’aide humanitaire doit impérativement être autorisée sans entrave. Le personnel responsable de ce génocide doit rendre des comptes selon le droit international. Espérons que cela se réalisera forcément.
Erdogan a déclaré que tous ceux qui ne s'élèvent pas contre la barbarie à Gaza et qui ne prennent pas position partagent la responsabilité de cette cruauté : « Je m'adresse à tous les dirigeants mondiaux, le jour est venu. C'est le jour de se tenir fermement aux côtés des Palestiniens opprimés pour l'humanité. Alors que vos peuples réagissent à la barbarie à Gaza, venez vous aussi montrer votre courage pas à pas. Accomplissez votre devoir humanitaire envers Gaza, où les enfants élèvent d'autres enfants. À cette occasion, j'adresse mes salutations les plus chaleureuses à tous les défenseurs de la Palestine à travers le monde — académiciens, artistes, politiciens, activistes, étudiants — qui remplissent les places pour soutenir les opprimés de Gaza et prennent la mer pour soutenir les innocents de Gaza. »
Le principal sujet du discours d'Erdogan à l'Assemblée générale de l'ONU le 22 septembre de cette année sera encore le génocide infligé par Israël à Gaza et les mesures à prendre à l'international contre Israël.
Comme lors des réunions de l'Assemblée générale de l'ONU auxquelles il a participé les années précédentes, le président Erdogan attirera cette année encore l'attention du monde sur le génocide qui se déroule à Gaza.
* Traduit du turc par Tuncay Çakmak
news_share_descriptionsubscription_contact
contact_the_ombudsman
is_there_an_error_in_this_story
