Rabia İclal Turan
02 Octobre 2026•Mise à jour: 02 Octobre 2026
WASHINGTON (AA)
L’ONU s’est dite préoccupée vendredi par la montée des tensions entre plusieurs pays de la Corne de l’Afrique, appelant les États concernés à faire preuve de retenue et à régler leurs différends par le dialogue.
« Nous sommes préoccupés par la montée des tensions entre les pays de la Corne de l’Afrique à un moment où l’unité, le dialogue et la coopération sont plus que jamais nécessaires pour soutenir la paix et la stabilité dans la région », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse.
« Le secrétaire général appelle les États à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute action susceptible d’attiser davantage les tensions et à s’engager à régler leurs différends par le dialogue », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après que l’Érythrée a rompu ses relations diplomatiques avec l’Éthiopie, à la suite de la décision d’Addis-Abeba de fermer son ambassade à Asmara et d’ordonner à dix diplomates érythréens de quitter le pays sous 48 heures.
L’Éthiopie a également ordonné jeudi à un diplomate égyptien de quitter le pays, poussant Le Caire à prendre une mesure similaire à l’encontre d’un conseiller de l’ambassade d’Éthiopie.
Cette rupture diplomatique intervient alors que le nord de l’Éthiopie connaît sa plus grave escalade depuis l’accord de paix de 2022, qui avait mis fin à deux années de guerre entre le gouvernement fédéral et les forces de la région septentrionale du Tigré.
Les combats ont repris en septembre entre les forces fédérales éthiopiennes et une alliance d’opposition dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Les hostilités se sont étendues à certaines parties du sud du Tigré ainsi qu’à la région voisine de l’Afar.
Stéphane Dujarric a également évoqué la situation humanitaire en Éthiopie, précisant que les partenaires de l’ONU œuvraient à garantir un accès sûr et durable afin d’intensifier l’aide vitale.
Dans la région de l’Afar, les partenaires de l’ONU mobilisent une aide alimentaire, nutritionnelle et sanitaire, ainsi que des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène et des abris d’urgence.
Dans la région d’Amhara, les partenaires humanitaires devaient commencer vendredi à fournir une aide alimentaire à plus de 80 000 personnes déplacées internes dans le district de Rayakobo et la ville de Sokota, après l’amélioration de l’accès humanitaire, a indiqué Dujarric.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir