Serap Doğansoy
16 Juillet 2026•Mise à jour: 16 Juillet 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé ce jeudi au gouvernement une hausse moyenne de 2,5% des tarifs réglementés de l’électricité à partir du 1er août 2026.
Pour une consommation annuelle moyenne de 4,5 mégawattheures (MWh), cette évolution représenterait 26 euros supplémentaires toutes taxes comprises, portant la facture de 1.046 à 1.072 euros par an.
La hausse proposée atteint 5,98 euros TTC par MWh. Elle doit encore être soumise pour avis au Conseil supérieur de l’énergie avant une décision du gouvernement, qui suit généralement les recommandations du régulateur.
Près de 20 millions de clients concernés
À la fin mars, 19,37 millions de clients résidentiels avaient souscrit aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) en France métropolitaine continentale, selon la CRE. Les autres consommateurs disposent d’offres de marché proposées par différents fournisseurs depuis l’ouverture du secteur à la concurrence.
Le régulateur justifie principalement cette augmentation par la hausse de plus de 3% du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe). Les TRVE comprennent trois composantes : l’acheminement de l’électricité, son coût d’approvisionnement et les taxes.
La baisse de l’accise sur l’électricité prévue au 1er août pour certains clients au tarif bleu limiterait toutefois l’effet de la hausse du coût des réseaux.
L’Arenh supprimé depuis janvier
Cette proposition intervient après la mise en place, le 1er janvier, d’une nouvelle organisation du marché français de l’électricité et la fin de l’Arenh, mécanisme qui oblige EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à un prix réglementé.
À la fin de 2025, le ministère de l’Économie avait pourtant estimé que les factures resteraient stables en 2026 et 2027 pour les trois quarts des Français bénéficiant des tarifs réglementés.