Hanife Sevinç,Etem Geylan
07 Janvier 2016•Mise à jour: 08 Janvier 2016
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a déclaré que ce n’est pas le devoir des municipalités que «d’aider les terroristes à creuser des tranchées et à y installer des explosifs».
Kurtulmus a répondu aux questions des journalistes, jeudi, avant de recevoir l’association des journalistes des médias sur internet.
«Aucun pouvoir public local n’a le devoir de creuser des tranchées, aucune municipalité n'a la mission d’aider les terroristes à y installer des explosifs, en faisant cela, ils trahissent les voix que les citoyens leur ont offertes lors des élections», a-t-il affirmé.
Kurtulmus a rappelé que la première mission des élus, locaux ou nationaux, est de servir les citoyens et d’améliorer leur quotidien, avant d’ajouter que ce que font les municipalités et les députés du Parti Démocratique des Peuples (HDP) c’est de rendre la vie des habitants encore plus difficile.
«Aucune démocratie ne peut tolérer cela, tous sont dans l’obligation de respecter les lois, a-t-il poursuivi. Soutenir et aider les terroristes n’est pas un droit démocratique, c’est un crime.»
Le vice-Premier ministre a affirmé que le gouvernement et l’Etat souhaitent que les actes terroristes cessent au plus vite, avant d’indiquer que pour autant, ils ne tolèreraient pas que les terroristes poursuivent leurs attaques, «pour garantir la paix et la prospérité, il faut d’abord nettoyer nos villes de la présence terroriste».
«Nous voulons renforcer l’unité et la fraternité de notre pays, c’est pourquoi nous sommes prêts à entendre chaque phrase qui va dans ce sens», a-t-il dit.
«Nous invitons toutes les bonnes volontés, société civile, politiques, intellectuels, universitaires à participer aux efforts dans ce sens», a-t-il encore dit.
Numan Kurtulmus est ensuite revenu sur le projet de rédaction et d’adoption d’une nouvelle constitution pour la Turquie.
«Il est plus que temps de nous débarrasser de cette constitution héritée du coup d’Etat militaire et d’adopter enfin une constitution civile et démocratique», a-t-il lancé.
«Les partis de l’opposition ne doivent pas mettre de conditions d’amblée aux discussions, le débat doit être ouvert et il doit pourvoir accepter toute idée, a-t-il poursuivi. Nous pensons que le système présidentiel est le plus approprié pour notre pays.»
Kurtulmus a conclu ses propos en indiquant que le gouvernement portera devant les citoyens le débat autour de la constitution et du système présidentiel.