AA / Benghazi (Libye) / Moaataz al-Majbri
Des hommes armés non-identifiés ont assassiné mercredi, un responsable du Comité International de la Croix Rouge (CICR) dans la ville libyenne de Syrte (Centre, 500 Km à l'Est de Tripoli).
Abdelhamid Beit Elmal, chef de la Commission sécuritaire de la ville de Syrte a indiqué mercredi, à Anadolu, que des «hommes armés non-identifiés, qui étaient à bord d’un véhicule, ont barré la route à Micheal Grupp dans la zone d’habitation numéro 1 et ont ouvert le feu dans sa direction, ce qui a provoqué sa mort immédiate ».
Il a ajouté que « les services de sécurité, qui ont ouvert une information judiciaire, enquêtent pour élucider les circonstances exactes de l’assassinant », sans pour autant déterminer l’identité des auteurs suspectés d’avoir commis le crime.
Mohamed Misrati, porte-parole du Croissant Rouge Libyen a, pour sa part, souligné, à Anadolu, que « l’homme assassiné occupait le poste du Bureau du CICR à Misrata (Ouest de la Libye) et qu’il s’était rendu au Bureau du CICR de Syrte pour coordonner plusieurs actions caritatives».
« Micheal Grupp est de nationalité suisse et il était accompagné d’un chauffeur et d’une autre personne (sans préciser leurs nationalités) lors de l’assassinat», a-t-il encore ajouté.
« Cependant, les auteurs de l’assassinat visaient seulement Grupp et ont libéré les personnes qui l’accompagnaient», a conclu Misrati.
Aucun commentaire n’a pu être recueilli au sujet de l’incident de la part des responsables du CICR.
Néanmoins, l’organisation internationale, basée à Genève en Suisse, a confirmé sur sa page twitter: «un de nos collègues a été tué en Libye » , précisant que « plus d’informations suivront ».
Le CICR œuvre, avec le concours du Croissant Rouge Libyen, à offrir l’aide aux blessés et aux déplacés des suites des actes de violence.
La Libye est en proie, depuis la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, à une une détérioration sécuritaire sans précédent. Des responsables gouvernementaux, des soldats, des policiers et des ressortissants et diplomates étrangers sont la cible récurrente d’actes de kidnappings et d’assassinats.