AA / Tunis / Ridha Tamtem
La Coalition du « Front Populaire » en Tunisie (Alliance de partis nationalistes et de gauche) a annoncé mardi, son boycott du Dialogue National Economique, prévu le 28 mai courant.
Hamma Hammami, porte-parole du Front Populaire et un de ses principaux dirigeants a dévoilé au cours d’une conférence de presse, tenue mardi à Tunis, « le retrait des représentants du Front des travaux des commissions préparatoires au Dialogue Economique ».
"Le gouvernement n'est pas une approche sérieuse pour identifier des solutions à même de résoudre les crises économiques et sociales" dont souffrent le pays, a martelé Hamma Hammami.
Il a accusé le gouvernement de Mehdi Jomaa de « refuser d’établir un diagnostic des véritables causes de la crise et d'en faire assumer la responsabilité aux parties politiques ».
L’opposant politique a souligné que le « gouvernement s’attache à mettre en place des mesures préétablies et exécute le diktat des institutions financières internationales, tout particulièrement, celui de la Banque Mondiale».
Aucun commentaire n’a pu être recueilli de la part du gouvernement en place au sujet des accusations du porte-parole du « Front Populaire ».
Le gouvernement tunisien a entamé, depuis le mois d’avril dernier, une série de rencontres et de séances préliminaires avec les partis politiques, les organisations nationales et les structures syndicales à l’effet de lancer un Dialogue national économique.
Le Dialogue national économique devrait décider d’une série de mesures à appliquer par l’actuel cabinet intérimaire ainsi que par les prochains gouvernements qui seront issus des élections prévues à la fin de l’année en cours.