Irak/Législatives: Un candidat sadriste réchappe à une tentative d’assassinat
-Le candidat Husseil al-Zarafi, sa femme et sa fille ont été blessés et hospitalisés.
Emna Meddeb
01 Mai 2018•Mise à jour: 01 Mai 2018
IraqAA/ Irak/ Ali Jawad
Un candidat aux Législatives issu de "l’Alliance Saairun" soutenue par le leader opposant, Moqtada al-Sadr, a échappé à une tentative d’assassinat dans la province de Babil (100 km au sud de la capitale Bagdad), a-t-on appris d’une source sécuritaire irakienne.
Dans une déclaration accordée à Anadolu, le lieutenant Ihsan Khalid de la police de Babil a indiqué que le candidat de "l’Alliance Saairun", Husseil al-Zarafi, un médecin opérant dans l’un des hôtels de Babil, a été la cible d’une tentative d’assassinat menée, tard dans la nuit de lundi à mardi, dans le centre de la province, par des éléments armés non-identifiés".
"Le candidat, sa femme et sa fille ont été blessés et transférés à un hôpital", a signalé Khalid.
Il a, également, fait savoir que "la fille d’al-Zarafi a été grièvement blessée et admise à l'unité de soins intensifs", sans qu’il ne précise de détails quant à la nature de la blessure du candidat ou de sa femme.
Dimanche dernier, le directeur financier au sein de "la Mobilisation populaire", Qasim al-Zubeidi, avait succombé à des blessures contractées lors d’une tentative d’assassinat dans le centre de Bagdad.
Le candidat de la "Coalition de l'État de droit" dirigée par Nouri al-Maliki, Najm al-Hasnawi, avait, également, perdu la vie dans un conflit tribal armé déclenché, dimanche dernier, dans le nord de la capitale.
D’autre part, le candidat de la "Coalition du Front Turkmène-Kirkouk", Anwar Fakhri Karim, avait échappé à deux tentatives d’assassinant, menées en mars dernier, au niveau des frontières administratives séparant la province de Kirkouk (Nord) de celle de Diyala (Est).
Les Législatives prévues pour mai prochain seront marquées par la participation de 320 partis, entités et coalitions politiques comprenant 7376 candidats. Le processus électoral serait, quant à lui, supervisé par 245 milles fonctionnaires.
Selon la Commission électorale (Indépendant), 24 millions d’un total de 37 millions d’Irakiens ont le droit de se rendre aux urnes pour y exercer leur droit de vote.