AA / Al-Anbar / Soliman Kabisi
Le chef des opérations à Al-Anbar, province de l’ouest de l’Irak, lieutenant-général Rachid Falih, a annoncé lundi, la mort de dix membres de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans de violents affrontements avec les forces de l’armée, dans la ville de Falloujah.
Rachid Falih a déclaré à l’agence Anadolu que «appuyée par la Brigade blindée et en collaboration avec l’Aviation militaire et l’Aviation de combat, une force de l’Unité Spéciale d'Intervention Rapide a affronté, lundi, des éléments de l’EIIL, dans le voisinage de la région d’al-Karma, treize kilomètres à l’est de Falloujah».
«Des renforts militaires du Régiment spécial des commandos de l’armée, appuyés par l’Aviation militaire et l’Aviation de combat, sont arrivés dans la province de Haditha, à 180 kilomètres à l’ouest de Ramadi (chef-lieu de la province), pour soutenir la police et les combattants des tribus dans leurs affrontements avec les éléments de l’EIIL», a ajouté Falih.
Le lieutenant-général a précisé que «ces forces de l’armée appuieront les tribus dans leurs attaques contre les emplacements des éléments armés, dans le Sud de la province. Elles se chargeront également de la protection de la province contre toute attaque des éléments de l’EIIL».
De son côté, le porte-parole de l’hôpital général d’al-Falloujah, Wissem Issaoui, a affirmé à Anadolu que «l’hôpital al-Falloujah a admis, lundi, quatre dépouilles de civils et onze blessés dans des bombardements aléatoires des forces de l’armée sur les quartiers d’al-Jomhourya, al-Nizal, al-Andalus, le quartier des Officiers, le quartier des Martyres (sud), le quartier militaire et celui de Jaghifi (Est)».
Il n’a pas été possible d’obtenir des commentaires immédiats de l’armée à propos de ces bombardements.
Depuis le début de l’année en cours, les forces de l’armée irakienne mènent de violents combats contre des groupes armés et des membres de l’EIIL dans les régions de la province d’al Anbar à majorité sunnite, notamment, dans les villes de Falloujah et certaines zones de Ramadi contrôlées par les membres de l’EIIL.
Les régions du nord et de l’ouest de l’Irak vivent de grandes violences depuis que des groupes armés conduits par l'EIIL se sont emparés de la ville de Mossoul dans la province irakienne de Ninive, après le retrait de l’armée. Le même scénario s’est reproduit dans plusieurs provinces, notamment, à Diyala et à Salaheddine.
Alors que les leaders sunnites en irak considèrent ces mouvements comme une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités officielles les qualifient "d'attaques terroristes".