Mariem Njeh
05 Août 2026•Mise à jour: 05 Août 2026
Le président français Emmanuel Macron a fermement condamné les récentes frappes russes ayant visé la capitale ukrainienne et sa région, qualifiant la stratégie de Moscou de « politique de terreur » inacceptable et promettant une intensification de la pression européenne.
Réagissant à une nouvelle vague de bombardements sur l'Ukraine, le chef de l'État s'est exprimé par le biais d'une déclaration publiée sur le réseau social américain X. Il y accuse directement les forces russes de viser délibérément les populations civiles.
« À Kiev et dans sa région, la Russie a une nouvelle fois choisi de cibler des civils. Cette politique de terreur, menée à coups de missiles et de drones, est inacceptable », a déclaré le président français.
Emmanuel Macron a réitéré la position de Paris et de l'Union européenne et ses partenaires concernant la nécessité de continuer d’accroître la pression sur la Russie, notamment par de nouvelles sanctions. « Chaque nouvelle attaque renforce une évidence : la Russie doit payer le prix de son agression et répondre de ses crimes », a-t-il affirmé.
Durcissement des sanctions et appui militaire
Alors que le conflit se prolonge, le locataire de l'Élysée a tenu à envoyer un message de fermeté, assurant qu'aux côtés de l'Ukraine, les alliés ne céderaient « ni à la lassitude ni à l'intimidation ».
Macron a précisé que l'Union européenne et ses partenaires internationaux allaient « continuer d'accroître la pression sur la Russie ».
Cette dynamique de riposte diplomatique se traduira par l'adoption de « nouvelles sanctions », a-t-il indiqué, tout en confirmant le maintien et le renforcement du « soutien militaire à l’Ukraine afin qu’elle puisse se défendre et protéger sa population ».
Rappel
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mercredi que des frappes nocturnes avaient visé Kiev et sa région, faisant 17 morts et 44 blessés.
Dans un communiqué publié sur la messagerie Telegram, le chef de l'État a détaillé l'ampleur de l'attaque, qui a impliqué 24 missiles balistiques, 4 missiles Tsirkon et Oniks, ainsi que 115 drones, dont un grand nombre à réaction.
Des entrepôts, des infrastructures et une gare ferroviaire figurent parmi les cibles touchées. Face à cette offensive, Zelensky a réitéré ses appels à une augmentation des livraisons d'intercepteurs de missiles balistiques et a exhorté les pays du G7 ainsi que l'Union européenne à imposer des sanctions supplémentaires aux fabricants russes d'armement balistique.
Pour l'heure, les autorités russes ne se sont pas exprimées sur ces accusations.