Wafae El Baghouani
03 Octobre 2026•Mise à jour: 03 Octobre 2026
La France et la Belgique ont tenu à Paris leur première réunion du « groupe de pilotage nucléaire », dans le cadre de l’initiative française de dissuasion nucléaire « avancée », a annoncé l’Élysée dans un communiqué publié jeudi.
La réunion a rassemblé des représentants de la présidence française et du cabinet du Premier ministre belge, ainsi que des responsables des ministères de la Défense et des Affaires étrangères des deux pays.
Les participants ont échangé sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale et la convergence stratégique entre Paris et Bruxelles. La France et la Belgique ont également réaffirmé leur ambition en faveur d’une Europe « plus forte, plus sûre et mieux défendue ».
L’initiative de dissuasion « avancée », présentée par le président français Emmanuel Macron, vise à associer les États européens volontaires à la dissuasion nucléaire française à travers notamment des consultations stratégiques et des exercices, sans partage de la décision d’emploi de l’arme nucléaire, qui demeure du ressort du président français.
Dix pays européens ont jusqu’à présent rejoint l’initiative : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède, le Danemark, la Norvège et la Finlande. La Lituanie et l’Estonie envisagent également de s’y joindre.
Des réunions du groupe de pilotage nucléaire ont également eu lieu avec l’Allemagne, la Suède, la Pologne et le Royaume-Uni.