Serap Doğansoy
17 Août 2026•Mise à jour: 17 Août 2026
Les deux diplomates français brièvement arrêtés en juillet à Téhéran ne seront pas autorisés à revenir en Iran, a annoncé lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.
« Les deux personnes impliquées ont quitté l’Iran. Nous avons également annoncé officiellement qu’elles ne seraient pas autorisées à y retourner », a déclaré son porte-parole, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse.
Les deux agents de l’ambassade de France avaient été interpellés le 19 juillet dans un lieu privé à Téhéran. Les autorités iraniennes affirment qu’ils participaient à une réunion avec plusieurs personnes recherchées pour des raisons de sécurité et qu’ils ont seulement été « brièvement interrogés ».
Paris soutient au contraire qu’ils ont été détenus pendant près de quatre heures, privés de leurs moyens de communication et interrogés, et que l’un d’eux a été « molesté, brutalisé, frappé ».
Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé une « action d’intimidation extrêmement grave » et une « violation flagrante » des immunités diplomatiques. Le chargé d’affaires iranien avait été convoqué le lendemain au Quai d’Orsay.
Les deux diplomates, chargés de programmes de soutien à la société civile iranienne, notamment dans les domaines culturel, scientifique et universitaire, avaient quitté l’Iran le 22 juillet.
Le 28 juillet, l’Union européenne avait condamné une « agression » et demandé à Téhéran d’établir les responsabilités.
Le ministère iranien du Renseignement a accusé samedi la France d’avoir mené un « vaste projet visant à exercer une influence » en Iran et à préparer une action portant atteinte à l’indépendance du pays.
Paris n’a pas immédiatement réagi à l’interdiction de retour annoncée lundi.