Ben Amed Azize ZOUGMORE
13 Septembre 2026•Mise à jour: 13 Septembre 2026
La popularité du président français Emmanuel Macron est tombée à 16 % d’opinions favorables, son niveau le plus bas depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, selon un sondage Ipsos BVA-Cesi pour La Tribune Dimanche publié samedi.
Le chef de l’État perd cinq points par rapport au mois de juillet, dans un contexte notamment marqué par les inquiétudes des Français concernant leur pouvoir d’achat et l’avenir du système de protection sociale.
La baisse est également particulièrement marquée au sein de son propre camp. Parmi les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons, 53 % portent désormais un jugement favorable sur son action, soit une chute de 19 points.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu enregistre lui aussi son plus faible niveau de popularité, avec 20 % d’opinions favorables, en baisse de sept points.
Chez les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons, sa popularité s’établit à 64 %, soit un recul de 14 points.
Le pouvoir d’achat, première préoccupation
Le pouvoir d’achat arrive en tête des préoccupations des Français interrogés, cité par 54 % d’entre eux.
Il est suivi par l’avenir du système social, mentionné par 40 % des sondés, puis par l’environnement et l’immigration, à 31 % chacun. La dette et les déficits publics préoccupent, quant à eux, 30 % des personnes interrogées.
Ces résultats interviennent à quelque sept mois de l’élection présidentielle française de 2027, à laquelle Emmanuel Macron ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif, la Constitution française limitant à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs.
Sébastien Lecornu, dont le nom a été évoqué ces derniers mois parmi les possibles prétendants du bloc central à la succession d’Emmanuel Macron, a de son côté réaffirmé qu’il n’était pas candidat à l’élection présidentielle.
« Je ne me mêle pas de l’élection présidentielle. En revanche, je demande en retour aux candidats à l’élection présidentielle de ne pas entraver l’action du gouvernement », avait notamment déclaré le Premier ministre cet été, alors que l’hypothèse de sa candidature était alimentée au sein du camp présidentiel.
La course à l’Élysée est déjà engagée au sein du bloc central, notamment avec les candidatures d’Édouard Philippe et de Gabriel Attal.
Le sondage Ipsos BVA-Cesi a été réalisé en ligne les 9 et 10 septembre auprès d’un échantillon de 1 000 personnes majeures représentatif de la population française, constitué selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 0,6 et 3,1 points.