Serap Dogansoy
19 Août 2026•Mise à jour: 19 Août 2026
Le groupe ZeroBytes, qui revendique les vols massifs de données du fisc et de l’Éducation nationale, a menacé l’État de nouvelles cyberattaques dans des échanges avec BFMTV publiés mercredi.
« Les impôts, ce n’était que le début », a écrit le duo sur le réseau social américain X. Interrogé par la chaîne, l’un de ses membres a justifié les intrusions par la vulnérabilité des systèmes ciblés : « Leur service était mal sécurisé, c’est tout. »
Les pirates, qui se présentent comme Français, affirment rechercher les failles des sites ministériels et revendre les informations dérobées au plus offrant. Ils disent avoir déjà obtenu plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans que ces déclarations puissent être vérifiées indépendamment.
ZeroBytes affirme avoir extrait 43 gigaoctets de données de l’Éducation nationale, soit environ 2 500 fichiers et 346 millions de lignes brutes, susceptibles de concerner des élèves, parents et personnels. Le ministère, qui n’a pas confirmé ce périmètre, avait annoncé une intrusion survenue le 25 juillet après l’usurpation d’un compte professionnel.
L’Éducation nationale a indiqué mardi poursuivre ses expertises sur la nature et l’étendue des données exfiltrées. Elle a déposé plainte et saisi l’ANSSI et la CNIL. Une enquête judiciaire est en cours.
Le duo revendique également le vol des données de 678 000 particuliers et professionnels de l’administration fiscale. La DGFiP a confirmé l’intrusion, sans identifier publiquement son auteur, tandis que le parquet de Paris a ouvert une enquête. Les victimes s’exposent notamment à des risques d’hameçonnage et d’usurpation d’identité.