Lassaad Ben Ahmed
12 Septembre 2017•Mise à jour: 12 Septembre 2017
AA/Niamey/Kané Illa
Le ministère nigérien de l’Hydraulique a annoncé une montée de plus en plus inquiétante des eaux du fleuve Niger, faisant craindre de nouvelles inondations dans la capitale Niamey et ses environs.
«Le niveau du fleuve Niger à Niamey poursuit sa montée. Les niveaux observés le dimanche sont de 594 centimètres et le lundi de 595 cm », a indiqué le ministère dans un communiqué de presse transmis mardi à Anadolu.
«Le niveau de la crue est à l’alerte orange fixée de 580 à 620 cm. L’alerte rouge pourrait être déclenchée à partir de 620 cm, voire 615 cm», a prévenu la même source. Cette montée des eaux du fleuve fait craindre de nouvelles inondations, particulièrement au niveau de Niamey et de ses environs.
Il y a quelques jours, sur la base d’une autre alerte donnée par les services de l’Autorité du bassin du Niger (ABN), les autorités régionales avaient appelé les populations vivant dans les zones à risque à quitter les lieux.
Mais, d’après des reportages réalisés par plusieurs médias locaux, beaucoup de personnes vivant dans ces zones à risque rechignent à partir, au motif qu’elles n’ont pas d'autre lieu où se reloger.
Selon un bilan fourni par les services de la protection civile, des pluies diluviennes tombées entre les mois de juin et août ont causé la mort de 41 personnes au Niger, dont 16 au niveau de Niamey, et privé 66.136 autres de leurs logements et nourritures.
Dans les grandes agglomérations comme Niamey, les personnes sinistrées ont été logées dans des écoles, alors que la rentrée scolaire est prévue dans trois jours dans les établissements du secondaire et au début du mois d'octobre dans l'enseignement primaire.
Le Niger est situé au cœur du Sahel, les deux-tiers du territoire sont désertiques, mais au cours des dernières années il a fait face à d'importantes pluies et une montée des eaux de son fleuve qui provoquent, chaque année, entre les mois d’août et septembre, des inondations accompagnées de pertes en vies humaines et de dégâts matériels considérables.